2006 — 20112015

Chronologie des hauts et des bas
de l'ère sumo-industrielle

Mars 2006

Christian sollicite Martin afin de créer une boîte de design, puisque les deux jeunes hommes ont déjà travaillé ensemble sur la création de sites web (EXO et Preste) et la collaboration fut agréable. Comme Christian utilisait déjà l'appellation Sumo Industries depuis quelques années pour signer ses projets de pochettes de disque et affiches de concert, ils décident de garder le nom puisqu'il circule déjà dans l'industrie de la musique, domaine dans lequel ils désirent concentrer leurs efforts. Martin est également connu dans le milieu, notamment pour avoir créé la plateforme QuebecPunkScene.net.

Martin quitte son poste de directeur du développement web chez XPub, une agence située sur l'avenue Maguire à Québec, afin de constituer officiellement Sumo Industries inc. avec Christian. L'entreprise ouvre les portes de ses bureaux en mars 2006 dans le sous-sol de la clinique de tatouage ZePlace Tattoo, située au coin des boulevards Charest et Langelier, à Québec.

Juillet 2007

Un ami de longue date de Christian se joint à l'aventure à titre d'illustrateur, designer graphique et 3e associé à part égale. C'est d'ailleurs à lui que Christian avait confié le mandat de créer le logo de l'entreprise un an auparavant. Une convention entre actionnaires est signée afin que tous les trois soient protégés en cas de litige.

Octobre 2007

Sumo est nommé au Gala de l'ADISQ 2007 dans la catégorie site internet de l'année pour boutiquetacca.com. Grâce à ce site web, Tacca Musique devenait la première maison de disque québécoise à disposer de sa propre boutique en ligne numérique.

Mai 2008

Christian annonce à ses associés qu'il désire quitter l'entreprise pour réorienter sa carrière, soit pour devenir professeur ou œuvrer dans le domaine de la sérigraphie. Il aimerait par contre conserver une part de ses actions dans l'entreprise, puisqu'il y a consacré beaucoup d'efforts au cours des deux années précédentes. Il est donc convenu que Christian garde 20% des actions de la compagnie, alors que les deux autres associés détiendraient chacun 40%. Dans le but d'aider Christian financièrement d'ici à ce qu'il se trouve un nouvel emploi, on lui confie un mandat de plusieurs milliers de dollars qu'il pourra effectuer chez soi, soit l'image de l'édition 2008 du Festival Envol & Macadam. Il est convenu que le projet soit signé avec le logo de Sumo et qu'il puisse faire partie du portfolio de l'entreprise. Après tout, Christian est toujours associé de la compagnie.

Juillet 2008

L'image du festival Envol & Macadam est annoncée publiquement et non seulement le logo de Sumo est absent, mais celui-ci a plutôt fait place à celui de “soixante&onze”, la nouvelle entitée de Christian. Quelques semaines à peine après son départ et toujours actionnaire de Sumo, il enfreint la clause de non-concurrence contenue dans la convention entre actionnaires. Il accepte néanmoins de retirer son logo sur toutes les publications du festival à venir.

Octobre 2008

Sumo remporte le Félix du site internet de l'année au Gala de l'ADISQ 2008 pour taccamusique.com.

Décembre 2008

Sumo quitte son sous-sol de l'avenue Langelier et emménage dans de nouveaux bureaux, toujours dans le quartier St-Roch, en compagnie d'Envol & Macadam et des productions Get A Room!. Au plaisir de tous, la pompe à bière en fût fait partie du déménagement.

2008 — 2010

À plusieurs reprises, on apprend que Christian effectue des mandats pour divers clients de Sumo à son insu, notamment pour les comptes d'EXO, les productions Get A Room! ainsi que Surplus d'Armée Pont-Rouge. On lui rappelle que cela est inacceptable de la part d'un associé et que la convention entre actionnaires stipule qu'à défaut de respecter ses engagements, il pourrait devoir verser à la compagnie la somme de 10,000$ à titre de dommages et intérêts, bien que Martin et le 3e associé n'ont pas l'intention de s'impliquer légalement pour le respect de la convention.

Octobre 2009

Le DVD Presque Sold Out des Vulgaires Machins, pour lequel Sumo a assuré la conception graphique, est nommé dans la catégorie DVD de l'année au Gala de l'ADISQ 2009.

Mars 2010

Le comptable de la compagnie suggère que les dirigeants de l'entreprise soient rémunérés sous forme de dividendes plutôt que de salaire. Ce faisant, cela procurerait annuellement à la compagnie une économie non négligeable en raison des déductions à la source (assurance-emploi, CSST, etc) qu'elle n'aurait pas à payer.

Comme les dividendes doivent être remis aux actionnaires au pro-rata du nombre d'actions qu'ils détiennent, il est convenu avec Christian que ce dernier renonce à un certain montant de dividendes afin que Martin et le 3e associé puissent se verser un montant équivalent à leur salaire actuel. Si la compagnie devait faire plus de profits, Christian aurait droit à sa part.

Ce dernier accepte de permettre à sa compagnie de faire des économies en échange de l'annulation de la clause de non-concurrence de la convention entre actionnaires pour les contrats effectués pour les comptes d'EXO, Get A Room, NKI et Surplus d'Armée Pont-Rouge.

Cette entente, intitulée “Annexe B”, sera valide jusqu'en 2011, moment auquel Christian devrait avoir trouvé un acquéreur pour ses actions dont il veut maintenant se départir.

Mai 2010

Quelques semaines après la signature de l'Annexe B, Christian enfreint à nouveau la convention entre actionnaire en effectuant à titre personnel des mandats pour Demers bicyclettes et skis de fond, client de Sumo.

Octobre 2010

Le site web des Disques Indica, développé par Sumo, est nommé dans la catégorie site internet de l'année au Gala de l'ADISQ 2010.

Mai 2011

Exaspérés par la situation qui ne semble toujours pas vouloir se régler, les deux associés convoquent Christian à une assemblée générale extraordinaire des actionnaires. Christian est avisé avant la réunion des trois scénarios possibles: le rachat des actions de Christian par les deux autres associés; le rachat des actions des 2 associés par Christian pour la même somme; la dissolution de la compagnie. Tous confirment leur présence à ladite assemblée. Pourtant, le jour venu, Christian ne se présentera pas et les personnes présentes n'auront d'autres choix que de dissoudre la compagnie.

30 juin 2011

Dissolution de Sumo Industries inc.

Octobre 2011

Le site web des Disques Indica, est à nouveau nommé dans la catégorie site internet de l'année au Gala de l'ADISQ 2011.

23 décembre 2011

À quelques heures de Noël, Christian fait parvenir une copie de sa poursuite en dommage-intérêts dans laquelle il demande à la cour supérieure de condamner ses deux associés à lui payer une somme de 82,000$ pour avoir fermé la compagnie dans le but de lui causer préjudice. Également, il demande au tribunal d'ordonner à Martin de lui présenter des excuses publiques pour avoir porté atteinte à sa réputation, sa dignité et son honneur (en plus de lui remettre une somme additionnelle de 20,000$).

En effet, dans une entrevue accordée à Baronmag.com début juillet, Martin avait affirmé que Sumo avait fermé ses portes en raison d'un conflit entre les actionnaires et du fait qu'un de ceux-ci (sans toutefois le nommer) “ne voulait pas arranger les choses.” Selon la poursuite, “il s'agit d'accusations graves et fausses qui attaquent le demandeur dans son milieu professionnel et qui le dépeignent comme étant une personne de mauvaise foi avec qui il n'est pas agréable de travailler. Le défendeur Coutu a fait preuve d'une insouciance déréglée et téméraire à l'égard de droit au respect de la dignité, de l'honneur et de la réputation du demandeur et ce, en parfaite connaissance des conséquences immédiates ou prévisibles de ces déclarations. Les droits fondamentaux du demandeur ont donc été violés de façon illicite et intentionnelles par le défendeur Coutu.”

18 juin 2012

Christian modifie sa poursuite et réclame maintenant une somme de 25,000$, plutôt que 82,000$. Il n'est plus question d'être dédommagé pour la dissolution de la compagnie, mais plutôt pour les dividendes que les deux associés se sont versés en guise de rémunération. En effet, Christian soutient que ces dividendes ont été versés illégalement et qu'il a droit à sa juste part de ces sommes étant donné qu'il détenait 20% des actions de la compagnie. Les excuses publiques de la part de Martin ainsi que le montant de 20,000$ sont toujours réclamés.

8 août 2012

Christian modifie à nouveau sa poursuite, pour un montant encore moindre, soit 19,000$. Les excuses publiques de la part de Martin ainsi que le montant de 20,000$ sont toujours réclamés.

Étant donné que le montant total de la poursuite se situe maintenant aux environs de 40,000$, l'avocat des 2 associés suggère que la cause soit plutôt présentée devant la cour du Québec, étant donné que la somme minimale en litige pour la cour supérieure doit être de 70,000$. Cette demande est refusée, étant donné que Christian tient à obtenir des excuses publiques de la part Martin et que les injonctions relèvent de la cour supérieure.

1 octobre 2013

Tous se présentent à la cour supérieure pour le procès. Le juge, ne prenant pas la peine de mettre sa toge pour l'audience, demande à l'avocate de Christian de lui expliquer la raison pour laquelle cette cause doit être entendue devant la cour supérieure alors qu'elle devrait plutôt l'être à la cour du Québec. Il lui donne 30 minutes pour faire ses devoirs et lui revenir avec des arguments convaincants. De retour devant le juge, l'avocate convient que la cause n'a pas sa place devant la cour supérieure. La cause est remise entre les mains de la cour du Québec et le procès devrait avoir lieu dans un an.

13 janvier 2015

La veille du procès qui doit avoir lieu le 14 janvier, Christian se désiste.

Total des frais d'avocats encourus pour un procès qui n'aura jamais lieu: dix-sept-mille dollars.

L'histoire de Sumo se termine enfin.